Transnet joue un rôle stratégique dans la mise en œuvre du Plan d’investissement pour une transition énergétique juste (JET-IP) de l’Afrique du Sud, en raison de sa position centrale dans les chaînes logistiques et de fret liées au secteur énergétique, ainsi que de son engagement en faveur de la réduction de l’intensité carbone de ses activités.
Ce prêt appuie le « Programme de décarbonation du fret et de durabilité d’entreprise » de Transnet, qui vise à renforcer la résilience opérationnelle de l’entreprise et à accélérer la décarbonation du secteur du fret en Afrique du Sud. Il soutient l’amélioration de l’efficacité des opérations, la transition vers un modèle d’exploitation bas carbone aligné sur les objectifs du JET-IP sud-africain, ainsi que le renforcement de la soutenabilité financière de long terme de l’entreprise.
« Transnet demeure pleinement engagée dans la modernisation de ses infrastructures et de ses opérations ferroviaires et portuaires afin d’améliorer la qualité, la fiabilité et la compétitivité de ses services, tout en soutenant une croissance durable dans le cadre de sa stratégie “Reinvent for Growth”. Ce financement contribuera directement à l’atteinte de ces objectifs, notamment à travers le renforcement de l’efficacité énergétique et l’accélération des réformes », a déclaré Michelle Phillips, directrice générale du groupe Transnet.
Ce prêt vient consolider un partenariat de longue date entre l’AFD et Transnet, initié en 2009 avec le financement de l’extension du terminal à conteneurs du Cap.
« Nous nous réjouissons particulièrement de cette opération, qui reflète les priorités stratégiques communes de nos deux institutions. Transnet est un acteur clé de la transition vers une économie bas carbone en Afrique du Sud et un levier essentiel de compétitivité pour l’économie nationale. Les investissements consacrés à la relance du fret ferroviaire, à la modernisation des infrastructures portuaires et au développement des corridors d’exportation des minerais de transition démontrent que les objectifs de compétitivité économique et de décarbonation de l’Afrique du Sud sont étroitement liés », a déclaré Marie-Hélène Loison, directrice régionale de l’AFD pour l’Afrique australe.
Ce partenariat se distingue également par son caractère innovant. Contrairement aux financements de projets traditionnels, dans lesquels les fonds sont affectés à des investissements prédéfinis, ce dispositif offre à Transnet une plus grande flexibilité dans l’allocation des ressources, lui permettant de déployer les financements dans le cadre d’un programme d’investissement global et de s’adapter de manière dynamique à l’évolution de ses besoins opérationnels.
Le décaissement du prêt est conditionné à l’atteinte par Transnet d’un ensemble d’objectifs intermédiaires définis conjointement, parmi lesquels :
- la modernisation des opérations de transport stratégiques afin d’améliorer la qualité et la fiabilité du service, notamment à travers la réhabilitation de 550 km de voies ferrées le long des corridors du Cap et des conteneurs, contribuant ainsi à favoriser le report modal du fret routier vers le rail, moins émetteur de carbone ;
- le renforcement de la diversification stratégique des activités de Transnet, notamment à travers l’exploration des opportunités liées à la logistique de l’hydrogène vert et des minerais de transition, afin d’anticiper la diminution progressive des volumes de charbon ;
- la préparation d’un approvisionnement en énergie renouvelable d’une capacité de 30 MW, en appui à la trajectoire de neutralité carbone de l’entreprise ;
- et le renforcement des capacités de Transnet en matière d’ESG.
Ceux-ci visent à réduire l’intensité carbone des activités de Transnet, à renforcer la résilience climatique des corridors prioritaires et à améliorer les pratiques de gouvernance afin de consolider la résilience de long terme de l’entreprise face aux effets du changement climatique.
Ce prêt s’inscrit dans le cadre de la contribution française au Partenariat pour une transition énergétique juste (JETP) de l’Afrique du Sud, déployée par l’AFD depuis 2021, et contribue à la mise en œuvre de l’engagement d’un milliard d’euros annoncé par la France lors de la COP26 en appui à la JETP sud-africaine.